Étienne Daho : l'heure dorée par Maud Ménès

Étienne Daho : l’heure dorée

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Étienne Daho photographe Serge Leblon

Étienne Daho : l’heure dorée

Comme des vagues de sentiments qui se dessinent sur les sables mouvants de nos émotions et dont l’écume des jours font battre nos cœurs…

Il est comme l’élégance du temps qui passe sans effacer les doutes, les peurs et les tracas ; mais, en ayant toujours en soi cette joie finalement d’être toujours en vie et d’en savourer chaque moment grand ou petit

Étienne Daho rend grâce à l’Amour dans toutes ses dimensions, ses penchants : permanent, insipide, limpide, éclairant, clairvoyant, passionné

Son aisance verbale, sa distinction, tout nous ramène aux émotions, à son Amour de l’Amour et son Amour des sentiments. Étienne Daho est beau d’hier à aujourd’hui, de demain à toujours, beau de son âme à son cœur, de sa voix à ses textes

Comme un funambule qui s’approprie l’espace, bouge et se déplace vers nous, à nous en attente de ses mots musicalement posés sur le chant de nos espoirs révélés. Il souffle le chaud pour mieux aimer le froid dans la tiédeur de l’ombre, il est sucre il est sel, il est amer et miel, il est la soif et l’eau, la faim et le pain, l’art et la manière, la distance en présence et la présence éloignée.

Sous cette supposée nonchalance se devine surtout une pudeur, une discrétion, et le sens averti en éveil il est sans cesse tourné vers la création, l’art en pleine lumière !

Il est un, il est tout il est lui, il est nous. Étienne Daho c’est la contemplation constante, présente, effective, plurielle, forte, douce, secrète, renversante, saisissante

Il connait le prix de la vie, et que celle-ci passe par les ancrages, par ce sentiment recherché constamment par chaque être humain : la passion ; celle d’aimer, celle de croire, celle de trouver une voie et d’en dessiner d’autres ; et, surtout celle de la liberté d’être, de faire et d’accrocher l’existence comme un tableau exposé qu’on regarde qu’on admire furieusement, dont on s’imprègne en permanence et qui nous rappelle que vivre est un défi… tout comme celui de chercher et rechercher la luminosité !

Cet homme surprend ostensiblement de ses premières notes à celles d’après-demain parce qu’il ne rentre dans aucune case, il est pur il est lui avec ses envies musicales, ses assemblages expressifs et sa voix posée, il est drôle il est vrai, il est charmeur, il est frais et ses yeux sont un repère, un refuge aux reflux amers.

Il est une île sauvage découverte par hasard qu’on apprend sans comprendre, qu’on comprend sans attendre.

Même son prénom a du caractère, il défie le temps dans une intelligence rassurante, Étienne Daho incarne ce sentiment constant de retomber indéfiniment Amoureux et de croiser Ève et Adam

Il est un véritable cabinet de curiosité, dans un sillage princier, un parfum de cuir et de bois mêlés, un été automnal

Il est uni vers, uni vers ils et elles et universel et malgré ses blessures il sourit justement à l’univers

En labeur il s’installe, s’immisce et se faufile vers notre déraison à en perdre le fil, l’aimer à ce point est un paradoxe ; mais, comment ne pas en faire une icône, comment ne pas basculer avec lui vers les chances et les tournants de la vie… Étienne Daho a reçu il est vrai beaucoup de nous, de notre gratitude, notre bienveillance parce que nous l’aimons de ses chansons à l’homme qu’il est en ayant conscience que les épreuves ont aussi insinué leurs parts de noirceur

Il ne manque ni d’esprit, ni de verve, ni de souffle, ni d’adverbe : on peut l’écouter chanter, l’entendre murmurer, réciter avec lui ses paroles ; et, inlassablement faire corps sans jamais éprouver ni regret, ni remord.

Étienne Daho catapulte “l’orage” “il ne dira pas” et ses titres précieux pour toujours nous faire vivre “des heures hindoues” dans un “duel au soleil”… et pour tous ces mots, ses idéaux, ses notes et les nôtres on l’Aime Étienne en grand, en large et en travers : on ne doute pas qu’il en ait mais, on ne voit que son aura, ses jeux d’esprit, ses jeux de scène parce qu’il l’incarne, l’occupe, y prend toute la place nécessaire en James Dean de la pop, en fervent défenseur de la langue Française maniée et mariée au rythme léger, aérien, un intimiste au grand cœur qui sculpte des sillons sur nos clavicules proches des oreilles et du cœur.

Cet homme en perpétuel cheminement fait aussi basculer le mystère du côté tendre en noir & blanc sans le gris, en bleu royal, en bleu somptueux, en bleu mélodieux “dans nos vies martiennes”, il fait miroiter dans le lac de nos yeux des éléments de paix, d’harmonie que nous recherchons tous de l’aube à la voûte céleste, du silence aux bruits du monde : il remet du sens, il sensualise nos états d’âme, nos états d’être.

C’est comme l’odeur du café qui serpente, volatile et parfumée, suave et intense, entêtante et légèrement sucrée pour mieux laisser un peu d’amertume

Étienne Daho sait que le destin existe, et que les rencontres du hasard n’en sont pas car, elles ont une importance primordiales, effectives et factuelles sans celles-ci serait-il d’ailleurs celui qu’il est à ce jour ?

Il incarne une présence, la présence : de ses pas à sa prestance il l’incarne avec une audace qui se juxtapose sur nos épidermes réceptifs aux frissons remontant les avants-bras jusqu’aux épaules puisque Étienne Daho est l’heure dorée… surprenant, déroutant, envoûtant, exaltant, exalté il fait défiler sur écran géant nos paradoxes insistants, nos plénitudes mi-avouées mi-tues nos pèlerinages intérieurs nos mélancolies extatiques, il fait pencher nos ascensions vers le versant de l’équilibre, vers le berceau de nos souvenirs, il crée un nouveau monde au fil de ses heures vagabondes, il ne transige pas, il embrase en nous embrassant à pleine bouche, on en reste bée béat et muet tant son talent nous soulève nous élève nous enlève à ce quotidien répété, répétitif ; il nous bouscule, nous fait plonger dans l’eau saline de la mère à la mer et, du fil d’Ariane à Pénélope il n’y a qu’à broder, faire, défaire, refaire, commencer, recommencer

Il est élémentaire qu’il est l’élément terre… tout en touchant les nuages, le ciel, en effleurant le soleil, en foulant l’herbe de ses pieds nus et nous prenons racine dans l’enchevêtrement des siennes et tout se fond, se confond pour une fusion à nos âmes musicales

Étienne Daho chamboule, désoriente tout en montrant le chemin et, ce chanteur est pour moi la fin d’un film qui, en réalité n’est que recommencement, celui de Nanny Mc Phee lorsqu’il se met à neiger en plein mois d’Août…

Merci Étienne Daho d’être un artiste sublime, mouvant, émouvant et ultime, bouleversant et magnanime car tu partages à nous, vers nous, pour nous…



dates de la tournée de Étienne Daho edendahotour

Photo de Serge Leblon avec son aimable autorisation

Photographe


Maud Ménès

Portrait réalisé par Maud Ménès

Fondatrice – Présidente de Aquimieuxmieux.com

Directrice de la publication – Rédactrice Web – Journaliste – Consultante – Révélatrice de vos talents – Membre des Toques Françaises – Élue Gastronome de l’année 2020 par Les Toques Françaises


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2 réflexions sur “Étienne Daho : l’heure dorée”

  1. Waooow comme tu l’as si bien dit !! Combien de fois ai je revu le live de Londres ? ED est juste un talent exceptionnel et un réel délice de textes…
    J’adoooore !!

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