Interview de Marie Blanche Robillart

Interview de Marie Blanche Robillart

Chef Pâtissière

Faire exhorter le meilleur dans un pouvoir addictif, jubilatoire et vibratoire Marie Blanche Robillart souffle sur des graines de verveine citronnelle, de poivre, de vanille qui infusent, se diffusent et deviennent des desserts étonnants.

Cette jeune femme Chef Pâtissière permet au citronnier de s’inviter dans l’assiette, le prunier dans la pâte d’amande et dans une folle pirouette, ils dansent la carambole, le physalis devient sorbet, la cardamone flirte avec la poire, les goûts de percutent, se complètent, forment un tout en se dissociant allègrement.

L’émotion est bien là présente, puissante, se décline, se devine comme une fleur de passiflore.

Marie Blanche Robillart est passionnée et sa si jolie sensibilité, sa tendresse culinaire, mais aussi ses beautés intérieur et extérieur nous convient à aimer le monde des desserts, à renouer avec nous, avec nos sens éveillés et réveillés.

Une jeune femme dans des idées qui foisonnent et fusionnent, dont le talent va grandir, pousser dans une expression gastronomique impériale, idéale et sentimentale.

Marie Blanche Robillart c’est une couronne tressée de pâquerettes, marguerites et petits tournesols, c’est marcher au petit bonheur la chance découvrir une clairière, et en s’imprégnant de ce lieu paisible savourer l’instant, c’est croire que tout est possible hier, aujourd’hui et demain, c’est une aigue-marine pure et magnifique, c’est la sensibilité émotionnelle qui émerge pour devenir volonté, c’est un salon à la décoration soignée, cosy et chaleureuse dans des tonalités de prune envoûtant, c’est un voyage décidé soudainement pour se ressourcer, suivre les étoiles, observer la nature, s’en inspirer afin d’être en accord avec soi et avec notre terre…

Je vous laisse vous imprégner des réponses de Marie Blanche Robillart…

Marie Blanche Robillart

Je m’appelle Marie Blanche Robillart, j’ai 28 ans, j’ai grandi à Compiègne en Picardie où j’ai obtenu mon Bac Littéraire. Je ne me suis pas dirigée vers la cuisine dans un premier temps, j’ai voulu faire mes preuves dans un milieu (écoles privées catholiques) où devenir cuisinier revenait à un échec professionnel et un manque d’ambition ou de capacités intellectuelles. J’ai donc obtenu une licence en Arts Plastiques à la Sorbonne, puis je suis partie un an en République Tchèque en césure et j’ai décidé de me lancer dans un Bachelor en Hôtellerie Restauration.

1) Qui, quoi, comment vous a donné envie de travailler dans le monde culinaire ?

J’ai depuis toujours adoré ça, car contrairement à l’art, le plaisir de manger est accessible à tous. Que l’on travaille en brasserie ou en étoilés, même si l’approche est différente, la possibilité de création est là… c’est une toile éphémère pouvant toucher, l’espace d’un instant, une personne à un instant T.

2) Quelle est votre définition de Chef Pâtissière ?

Une cheffe pâtissière pour moi, c’est avant tout la création, mais c’est aussi l’influence des techniques culinaires, penser au goût autant qu’au visuel, et c’est ici que se résume toute la difficulté. trop de pâtissiers oublient de goûter leurs préparations car ils considèrent que la recette se suffit à elle même

3) Pouvez-vous nous relater votre parcours ?

Après mon Bachelor en hôtellerie à l’école ECOSUP Lille réalisé en alternance dans le restaurant L’art des Mets dans lequel j’exercais le poste de cheffe de partie garde manger et pâtisserie, je suis parti vivre à Paris, pour apprendre vite et bien.

J’ai envoyé 30 lettres avec CV et lettre de motivation écrite à la main aux 30 restaurants étoilés dans lesquels j’avais envie de travailler (dont 5 au Meurice). Deux d’entre eux m’ont répondu et j’ai choisi de travailler à Hexagone et Histoires (une et deux étoiles) de Mathieu Pacaud. J’y suis resté 7 mois en apprenant quantité de choses en tant que commis en pâtisserie.

Malheureusement l’établissement, en grande difficultés financières a dû fermer ses portes. Là-bas mon sous-chef M. Renaud Ramamouti (aujourd’hui chef du restaurant Pétrossian Paris) m’a parlé d’une ouverture prochaine d’un restaurant gastronomique, cherchant une cheffe pâtissière. J’ai donc postulé pour le Pilgrim et été embauché pour travailler auprès de Terumitsu Saito et Hideki Nishi. Nous avons travaillé dur tous ensembles et obtenu l’étoile en un an.

Suite à des problèmes personnels, mon conjoint devait rejoindre la ville de Nantes au plus vite, me voyant difficilement rester seule sur Paris, je l’ai suivit. J’ai donc fait l’ouverture de La Maca auprès du chef Pierre Maihos (lui aussi provenant de Paris) il y a un mois.

4) Que souhaitez-vous transmettre à travers votre cuisine ?

L’importance du respect de la saisonnalité en particulier en pâtisserie où l’on oublie trop souvent qu’il n’y a pas de framboises en plein mois de janvier. Le côté régressif du dessert est lui aussi primordial, et enfin l’étonnement devant une assiette.

5) Quel sens est il primordial de mettre en exergue ?

L’idéal serait les cinq à la fois, mais le goût et la vue sont interdépendants et intimement liés à la pâtisserie.

macarons de Marie Blanche Robillart
Macarons mûre sésame noir

6) Quels produits préférez-vous préparer ? Celui ou ceux qui a/ont votre coup de cœur absolu ?

Je vais faire le marché tous les samedis matins pour trouver les meilleurs fruits et suivre les saisons, le fruit et la fraîcheur sont mes petits préférés. Les coup de cœurs absolus : associations thés et fruits, la noisette, et des glaces surprenantes (bière, muscovado ananas brûlé, sapin, saké, pain…)

7) Quelles associations gustatives vous ont le plus surpris ?

Auprès de Terumitsu Saito, la pomme de terre fumée et la viande crue, la vanille et la langoustine, la betterave et le poisson fumé au binchotan.

8) Pouvez-vous vous décrire en 3 adjectifs ? Quelle est votre couleur préférée, et pourquoi ?

Obstinée, travailleuse obsessionnelle compulsive, sensible.

Le vert émeraude pour l’intensité.

9) Quelles sont vos autres passions ?

Lorsque mon travail m’en laisse le temps, les voyages, la rando, la photographie et l’art en général (mes premières amours).

10) Quelles valeurs et quels principes vous tiennent à cœur ?

Le respect de l’humain peu importe son état ou la place qu’il occupe dans notre société. Composer entre le travail, l’amour, la famille, et soi même pour conserver un certain équilibre, aussi fragile soit-il.

11) Quel est votre coup de cœur du moment, et pourquoi ?

Maxime Fréderic depuis toujours pour sa modestie et son approche du dessert à l’assiette.

12) Si vous étiez :

Un lieu ? Le comté de Wiclow en Irlande car je suis aussi sauvage que lui

Un proverbe ? Qui vivra verra, il est inutile de tout planifier à l’avance car nos plans se retrouvent généralement modifiés

Un personnage de conte ? Gretel, pour me rassasier de la maison de la sorcière

Un vœu ? Celui de ne jamais abandonner (mais il s agit plutôt d’une promesse)

Une entrée, un plat, un dessert ? Une entrée : daurade sauvage en sashimi pour la délicatesse, un plat : risotto de pâtes au citron confit dans le sel pour l’acidulé, un dessert : le riz au lait au chocolat pour l’enfance

13) Quelle question avez-vous envie de poser aux lecteurs/lectrices de Aquimieuxmieux.com ?

Quels desserts désirez vous ? 🙂


Maud Ménès

Interview réalisée par Maud Ménès

Co-Fondatrice – Présidente de Aquimieuxmieux.com

Directrice de la publication – Rédactrice Web – Communication – Consulting – Coaching – Révélatrice de vos talents



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