Interview de Violaine Sausset


Interview de Violaine Sausset

Artiste sculpteur graphiste


Aller au bout de soi et être au bout du monde, faire corps avec l’esprit quand celui-ci vagabonde, et sculpter les rêveries en un temps, une fraction, une seconde.

Violaine Sausset est artiste sculpteur d’émotions entrelaçant le fil des pensées, les liens de la beauté cachée et révélée, les savoirs, les silences, les chants du féminin et les champs des connaissances, un murmure assourdissant qui saisit au passage, une mutation de la poésie, la nature et l’audace en un métissage.

Réalisation d’un travail propice aux propositions, mise en œuvres de fleurs de corps, de dentelles de sentiments, créations félines en filigrane révélées, et le dessin se fait encre de vie.

Violaine Sausset est une belle humaine, et un être extrêmement attachant qui étoile l’univers, tresse des océans de pépiements d’oiseaux avec finesse, sensibilité, délicatesse, talents et esprit.

Cette jeune femme a une intelligence vive, une curiosité salvatrice et une envie de nous dire des choses, et de trouver une unité aux grains de sable des clepsydres du temps ; et son humour est comme son rire, un vrai solstice d’été

Violaine Sausset c’est « the Invocation » de Dead Can Dance, c’est une promenade dans un parc afin d’apprendre le nom des fleurs, des arbres, et des plantes, c’est une bassine de cuivre dans laquelle mijote une confiture aux fruits rouges, baies de sureau et vanille dont le parfum envoûte et surprend, c’est une envolée de sept cerfs-volants au vent vivant, au vent vibrant, c’est une banquette bi back loveseat caldbeck Eleanor Pritchard de Kann Design, c’est une colline surplombant des champs de blé, d’avoine et d’orge dégradé du bis au miel doré, c’est une paesine invitant au périple, pierre artistique qui dévoile des secrets…


photo de Violaine Sausset

Je suis Violaine Sausset, bientôt la quarantaine, maman de deux garçons de 14 et 10 ans.

J’ai toujours voulu être une artiste même si j’ai mis très longtemps à « oser » en faire mon seul et unique métier. A la fois graphiste, créatrice de bijoux peints à la main puis sculpteur(e). Je me suis cherchée et je crois me chercherais toujours. En pleine cogitation à la recherche de nouvelles idées car l’envie d’avancer, de nouveauté et de faire toujours mieux est très présente.

J’ai choisi le nom de l’encre rêveuse pour mon site internet afin de regrouper mes univers emplis de poésie et de modernité. Mais aussi parce que l’on m’a toujours surnommé ainsi. J’y ai cru, j’ai persévéré et je suis fière aujourd’hui d’avoir fait de ma passion mon métier.

Qui, quoi, comment t’a donné envie de devenir Sculpteur ?

Je suis « sculpteur(e) »  mais je dois dire que je ne sais pas à quelle catégorie artistique je correspond réellement. J’organise mon graphisme en volume. Je dessine puis j’assemble, je tords, je chauffe, pour donner le volume. Donc je suis un(e) sculpteur(e)graphiste.

Je dessine et peins depuis toujours, et l’envie de passer au volume est devenu une évidence, il y a quelques années… j’ai eu besoin d’appréhender la matière différemment, de pouvoir habiter l’espace, de jouer avec la lumière et de grandir. La découverte du stylo 3D et des nouveaux matériaux m’a tout de suite interpellée, et je me suis dit « je vais pouvoir utiliser mon graphisme pour le mettre en forme ».

Quelle est ta définition du mot œuvre ?

C’est le moment où quelqu’un a employé ce mot pour la 1ère fois pour qualifier mon travail ; ensuite, j’ai eu l’impression que moi aussi je pouvais l’utiliser. Pour moi le mot « œuvre » correspond à un travail de qualité.

Comment le fait de créer te construit-il, et que penses-tu apporter au monde des arts ?

Quand je crée je me consacre toute entière à mon œuvre et vice versa, c’est un moment d’union, de méditation artistique. Une discussion entre elle et moi car ce que je ne dis pas… je le crée. C’est en quelque sorte ma thérapie, mon idée de départ se transforme et je suis mon instinct jusqu’à la délivrance. La naissance d’une pièce est un moment de liberté, de légèreté, un passage à autre chose.

J’espère apporter de l’émotion dans le cœur et le regard des gens, un moment d’évasion et de rêve, car je suis une grande rêveuse qui pense que tout est possible. Il suffit d’y croire profondément et de s’en donner les moyens. Je voudrai démontrer que la fragilité est une grande force et que l’un ne va pas sans l’autre.

Avec quel matériau travailles-tu, et comment cette idée a-t-elle germé ?

Je travaille le PLA (polylactique acide) un plastique biosourcé issu de matériaux recyclés que j’utilise uniquement avec le stylo 3D. Je travaille avec mon temps, j’allie la modernité du matériau et l’impact sur l’environnement. Une fois le matériau chauffé : il est malléable, j’aime le travailler, il n’a pas d’odeur et n’est pas nocif pour la santé et la planète.

J’utilise également les chutes, et le matériau brut dans quelques-unes de mes œuvres.

Penses-tu que les différentes formes d’art puissent s’additionner, et si oui de quelle manière ?

Oui bien sur ! Seul nous allons plus vite mais à plusieurs nous allons plus loin.

Le partage, les connaissances, le savoir-faire des uns et des autres peuvent être mises en commun de différentes manières. Il m’est arrivé de faire une œuvre à 4 mains avec Véronique Chambeaux (Artiste qui travaille le papier mâché) mais aussi de faire faire un socle en métal pour l’une de mes sculptures par le sculpteur Alexandre Doucet. J’ai d’autres idées comme travailler l’encre sur papier en complément du PLA.

Je peux dire également que mon travail est à mi-chemin entre haute-couture et art contemporain car certaines pièces ont été portées par un modèle et mises en valeur par la photographe « Alice Santarem ». Pourquoi pas faire un défilé prochainement.

Plusieurs personnes ont également écrit des textes inspirés par mes encres et sculptures et l’une de mes encres a fait la couverture du Livre Femme, femme, femme écrit par Karine Langlois.

Toutes les formes d’art peuvent se compléter ou s’inspirer et font naître de beaux moments de complicités, de partages, d’amitiés.

Dirais-tu que ton parcours professionnel complète ton parcours personnel, s’agit-il d’un cercle vertueux ? 

C’est un tout, l’art est ma vie, ma vie est mon art. Je m’inspire de mon histoire personnelle pour créer mon univers poétique et engagé qui mêlent les hurlements silencieux du corps et le pouvoir de résilience de l’imaginaire.

Mes créations interpellent notre rapport au corps, à la féminité, à ce que l’on montre ou ce que l’on cache. La force mais aussi la fragilité qui en émanent font écho à notre manière, parfois, d’embellir les apparences extérieures pour dissimuler les doutes ou les blessures intérieures.

Quelles autres passions animent ton existence ?

J’aime beaucoup lire, des livres sur la spiritualité, les énergies, la psychologie. J’aime également la danse, le théâtre et l’art de rue que je ne pratique pas mais peut-être un jour… Toutes ces formes d’art me transportent, j’aime les mots, le langage du corps et toutes les expressions et émotions qui s’en dégagent. L’art respire et provoque ce que nous ne pouvons toucher, il remplit l’âme.

Peux-tu te décrire en 3 adjectifs ? Quelle est ta couleur préférée, et pourquoi ?

Passionnée, empathe, persévérante.

J’aime le noir, même si ce n’est pas considéré comme une couleur, c’est la nuance que je porte le plus pour passer inaperçue. A la fois chic, élégant, sobre, il peut s’associer facilement et faire ressortir les autres couleurs. C’est peut-être aussi mon côté mystérieux !!!

Quelles valeurs et quels principes te tiennent à cœur ?

Le respect, la bienveillance, la solidarité et le partage.

Quel est ton coup de cœur du moment, et pourquoi ?

Le livre « demandez et vous recevrez » d’Esther et Jerry Hicks, car nous sommes les créateurs de notre vie.

Si tu étais…

Un personnage de conte ?

La clé d’or, ce n’est pas un personnage mais un symbole et derrière ce symbole le pouvoir de l’imagination.

un objet ?

Une œuvre d’art pour inspirer les gens quand leurs regards se posent dessus

Un super pouvoir ?

Donner le sourire au gens d’un coup de baguette magique

Une saison ?

Le Printemps pour ressentir la chaleur du soleil, entendre le chant des oiseaux et voir les premiers bourgeons.

Une héroïne ? 

Simone veil car elle a lutté pour nos droits et pour que notre corps nous appartienne.

Tu organises un dîner avec 6 personnalités : dans quel lieu, qui est autour de la table, et quel serait le menu ?

Un jardin suspendu, vue sur l’océan, du bon vin, coquillages, crustacés, un mélange sucré / salé. Un grand feu en fin de soirée, de l’humour, de la musique, des discussions intéressantes avec Grand corps malade, Frédéric Lenoir, Florence Foresti, Jean-Paul Gaultier, Omar Sy, Bob Marley.

Que t’inspire la thématique 2020/2021 de Aquimieuxmieux.com : réagir et rebondir ?

C’est se donner pleinement à ce que l’on fait avec grande attention, exactement comme quand je travaille sur une œuvre et son élaboration. C’est l’investissement que l’on met dans quelques choses en allant jusqu’au bout.

Quelle question as-tu envie de poser, et à qui ?

A notre président !!!

Pense t-il qu’il va permettre à la culture de s’en sortir, ou va t-il priver les gens de toutes leurs libertés / loisirs ? (théâtre, cinéma, expos, concert, restaurant, sport… tout ce qui fait du bien au corps, à l’âme et à l’esprit)


Violaine Sausset, artiste contemporaine, sculpture dentelle 3D


Maud Ménès

Interview réalisée par Maud Ménès

Co-Fondatrice – Présidente de Aquimieuxmieux.com

Directrice de la publication – Rédactrice Web – Communication – Consulting – Coaching – Révélatrice de vos talents



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